jeudi 16 août 2012

MALARIA


La malaria est une maladie infectieuse causée par des parasites du genre Plasmodium. Elle se transmet dans de nombreux pays du monde surtout dans les pays tropicaux. La malaria est grave et des millions de personnes sont atteintes chaque année dans le monde. Selon le CDC, Plus de 3.3 milliards de personnes vivent dans des zones à haut risque (où la transmission de la maladie est plus élevée). Selon l’OMS, la malaria a causé près d’un million de décès en 2008.  98% de ces décès en Afrique et en Asie ; mais les pays africains restent les plus durement touchés. Dans la Caraïbe, la malaria est endémique sur l’île d’Haïti. Plus de 20.000 cas sont diagnostiqués en Haïti chaque année. Aux États-Unis, 1.500 cas sont diagnostiqués chaque année. La malaria est la 5ème cause de mortalité dans le monde liée aux maladies infectieuses (après les infections respiratoires, le VIH / sida, les maladies diarrhéiques et la tuberculose).

Plusieurs espèces du genre Plasmodium peuvent causer la malaria. Ce sont : Le Plasmodium falciparum, le P. vivax, Le P. ovale, le P. malariae et le P. knowlesi ; leur répartition est variable sur la surface du globe. La gravité de la maladie est liée au germe en cause. En Haïti, le Plasmodium falciparum est responsable de la majorité des cas de Paludisme.

La transmission de la malaria se fait par la piqure de l’anophèle, elle sert de vecteurs au Plasmodium. La période d'incubation varie de 7 à 30 jours en fonction de l’espèce. Les périodes plus courtes sont observées plus fréquemment avec P. falciparum et les plus longues avec P. malariae.
L’infestation par le Plasmodium cause une large variété de manifestation, pouvant aller d’une forme légère à une forme sévère puis la mort. Cependant, la malaria est curable si elle est bien traitée. Très souvent, on distingue 2 formes de la malaria :
  • Une forme non compliquée
  • Une forme compliquée

Rappel
Juste avant d’aborder les signes et les symptômes de cette maladie, il est nécessaire d’avoir une idée du cycle du Plasmodium
C’est un cycle complexe qui  comporte deux étapes essentielles : une phase asexuée chez l’homme, et une phase sexuée chez le moustique.

Chez l’Homme :
  • Injection du parasite à l’homme sous forme de sporozoïte par l’anophèle
  • Migration vers le foie via la circulation sanguine
  • Pénétration dans les hépatocyte puis division rapide
  • Naissance de milliers de nouveaux parasites : les mérozoïtes
  • Eclatement des hépatocytes et libération des parasites dans le sang
  • Pénétration et multiplication des parasites dans les globules rouges
  • Eclatement des globules rouges, libération des mérozoïtes puis infection de nouveaux globules rouges (cycle érythrocytaire)

Après quelques cycles de réplication des mérozoïtes, des parasites sexués mâles et femelles (gamétocytes) sont formés à l’intérieur des globules rouges.


Dans le moustique :
Lorsqu’il pique une personne infectée :
  • Ingestion des gamétocytes puis transformation en gamètes
  • Fécondation donnant un zygote puis différenciation en oocyste dans le tube digestif du moustique
  • Production de sporozoïtes par les oocystes
  • Migration des sporozoïtes vers les glandes salivaires du moustique en attente d’un prochain repas sanguin

Un nouveau cycle peut alors commencer.
Les rechutes tardives de paludisme observées lors d’infections par P.vivax et P. ovale sont dues à la possibilité pour ces espèces de subsister sous une forme latente ("hypnozoïte") dans la cellule hépatique de l’homme.

 

Le paludisme non compliqué peut se manifester par :
  • des frissons
  • de la fièvre, convulsions chez l’enfant
  • une transpiration importante

Très souvent, le patient peut se présenter avec : fièvre, frissons, sueur profuse, maux de tête, nausées et vomissements, courbatures.

Le paludisme sévère (Forme compliquée)
La forme compliquée du paludisme se produit lorsqu’il y a atteinte multi viscérales et leur défaillance.  Parmi les manifestations de la forme grave du paludisme, nous retenons :
  • Le neuro-paludisme, avec un comportement anormal, des troubles de conscience, convulsions, le coma, ou d'autres anomalies neurologiques
  • L'anémie sévère due à l'hémolyse (destruction des globules rouges)
  • L'hémoglobinurie (hémoglobine dans l'urine), en raison de l'hémolyse
  • Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), une réaction inflammatoire dans les poumons qui inhibe l'échange d'oxygène.
  • La chute de la pression artérielle causée par collapsus cardio-vasculaire

Le paludisme grave est une urgence médicale et doit être traité en urgence et de manière agressive.

A signaler :
  • Les infections récurrentes au P. falciparum peuvent entraîner une anémie sévère surtout chez les jeunes enfants en Afrique tropicale avec des infections fréquentes qui sont traités de façon inadéquate.
  • Pendant la grossesse, le P. falciparum peut provoquer un accouchement prématuré ou donner naissance à un bébé de faible poids à la naissance.

  
Traitement
La malaria représente un danger pour les femmes enceintes et les enfants. Plusieurs molécules peuvent-être utilisées dans le traitement de la malaria. La plus connue est la chloroquine ou la quinine. Elle peut être utilisée à visée prophylaxique ou thérapeutique. En Haïti, elle peut être associée à la primaquine en vue de combattre certaines formes résistantes ; de rares de résistance à la chloroquine ont été signalés.
D’autres, comme la méfloquine, sont utilisées dans les régions où vivent des parasites résistants à la chloroquine.

Prévention
  • Il n’existe pas encore de vaccins contre la malaria. Il est important de se protéger des piqûres de moustiques (moustiquaires, produits anti-moustiques).
  • Aussi, en cas de fièvre même légère, de nausées, de maux de tête, de courbatures ou de fatigue au cours du séjour ou dans les mois qui suivent le retour, un médecin doit être consulté en urgence.
  • En Haïti, la propreté  et la lutte contre les eaux stagnantes peuvent être de bons outils dans la lutte contre le paludisme.

Dyemy Dumerjuste

vendredi 10 août 2012

CANCER DU SEIN - BREAST CANCER



CANCER DU SEIN

Chez la femme, le cancer du sein est la cause la plus fréquente de mortalité due au cancer et représente 16 % des décès de femmes adultes. Le taux de cancers du sein survenus par an dans le monde a presque doublé entre 1980 et 2005, passant de 56,8 à 101,5 pour 100 000 femmes, notamment dans les pays développés (Europe de l'ouest, Amérique du nord). Malheureusement, les symptômes liés à cette pathologie apparaissent tardivement. Des signes comme une masse au niveau du sein ou une mammographie anormale doivent attirer notre attention. Le cancer du sein ne touche pas seulement la femme, il touche les hommes aussi et est d’emblée de mauvais pronostic.

RAPPELS ANATOMIQUES
La glande mammaire est constituée d'environ quinze unités glandulaires indépendantes, les lobes mammaires, divisés en lobules par des cloisons conjonctives. Les lobes comportent un système de galactophores qui se terminent par un canal unique s'abouchant au niveau du mamelon. Les galactophores se divisent selon leur calibre en galactophores principaux de premier ordre, galactophores de deuxième ordre ou inter-lobulaires et galactophores de troisième ordre pré et intra-lobulaires. Ces galactophores de troisième ordre se résolvent en une série de tubules se terminant en cul-de-sac qui en période de grossesse et surtout de lactation donneront les acini (unité terminale ductulo-lobulaire). Les galactophores subissent des modifications suivant la période du cycle sous l'influence des hormones ovariennes. L'aréole est un disque de peau pigmentée contenant des poils, des glandes sudoripares et sébacées et des glandes mammaires accessoires. Le mamelon est une surélevure centrale où débouchent les quinze canaux galactophores de premier ordre. 


FACTEURS DE RISQUE :

  • L'âge (l'incidence en augmentation après 30 ans)
  • Les antécédents familiaux en rapport avec les gènes BRCA1 ou BRCA2 (5 % des cancers)
  • Les facteurs hormonaux (règles précoces, avant 12 ans, ménopause tardive, après 50 ans, absence de grossesse ou grossesses tardives après 35 ans, absence d'allaitement)
  • Les antécédents d'hyperplasie atypique mammaire, l'exposition à des radiations ionisantes chez l'enfant ou l'adolescent, l'obésité et les facteurs alimentaires.

SYMPTÔMES DU CANCER DU SEIN
A ses débuts, le cancer du sein évolue silencieusement. Mais des signes peuvent nous alerter :
  • Masse au niveau du sein ou des aisselles qui persiste après même après la menstruation.    Très souvent, c’est le premier symptôme apparent de cancer du sein. Très souvent, cette masse est indolore, mais peut provoquer une sensation de fourmillement certaines fois. Ces masses sont  généralement visibles sur une mammographie bien avant qu’on puisse les voir ou sentir.
  • Gonflement au niveau de l'aisselle.
  • Douleur ou sensibilité au niveau du sein. Les masses au niveau du sein peuvent-être indolores mais la douleur ou sensibilité peut être un signe de cancer du sein.
  • Changement dans la taille, du contour, de la texture, une surface trouée comme la peau d'une orange pourrait être un signe de cancer du sein avancé.
  • Un changement dans le mamelon, comme une rétraction du mamelon, fossettes, des démangeaisons, une sensation de brûlure, ou d'une ulcération. Une éruption cutanée du mamelon est symptomatique de la maladie de Paget, qui peut être associée à un cancer du sein sous-jacent.
  • Écoulement inhabituel du mamelon qui peut être de couleur claire ou sanglante. Elle est généralement provoquée par des affections bénignes, mais pourrait être due au cancer dans certains cas.
  • Zone nettement différente des autres parties du sein 

TYPES DE CANCER DU SEIN

Classification histologique des carcinomes mammaires



TRAITEMENT DU CANCER DU SEIN
Les objectifs du traitement :
1) Pour débarrasser l'organisme du cancer aussi complètement que possible.
2) Pour prévenir le cancer de revenir.

Le type de traitement du cancer du sein dépend :
  • de la taille de la tumeur
  • des Métastases dans  les ganglions lymphatiques et / ou le corps
  • de la présence de l'oncogène HER2 et récepteurs endocriniens
  • de l’âge
  • de l’état menstruel


Pour le traitement, on distingue :
  • Chirurgie (mastectomie ou tumorectomie)
  • Radiothérapie (curiethérapie et radiothérapie externe), chimiothérapie, hormonothérapie et traitements ciblés


Elle est utilisée pour détruire ou de contrôler les cellules cancéreuses qui se sont déjà disséminées dans le corps et comprend:
  • La chimiothérapie utilise des médicaments pour tuer les cellules cancéreuses. Les effets secondaires peuvent inclure des nausées, perte de cheveux, ménopause précoce, les bouffées de chaleur, la fatigue, et la numération globulaire a temporairement abaissé.
  • L'hormonothérapie (traitement hormonal), tels que le tamoxifène chez les femmes pré-ménopausées et post-ménopausées et les inhibiteurs de l'aromatase Arimidex, l'Aromasin, Femara et chez les femmes ménopausées. L'hormonothérapie utilise des médicaments pour inhiber les hormones, en particulier des œstrogènes, qui assure de la croissance des cellules cancéreuses du sein qui peuvent subsister après une chirurgie du cancer du sein. Les effets secondaires peuvent inclure des bouffées de chaleur et la sécheresse vaginale.


 Dyemy Dumerjuste
@dumerjuste

mercredi 8 août 2012

LES CANCERS


LES CANCERS



Principaux faits
  • Le cancer est une cause majeure de décès dans le monde, à l’origine de 7,6 millions de décès en 2008, soit environ 13% de la mortalité mondiale.
  • Les cancers du poumon, de l’estomac, du foie, du côlon et du sein sont ceux qui entraînent le plus grand nombre de décès chaque année. 
  • Les types de cancer les plus fréquents ne sont pas les mêmes chez les hommes et chez les femmes.
  • Environ 30% des décès par cancer sont dus aux cinq principaux facteurs de risque comportementaux et alimentaires: un indice élevé de masse corporelle, une faible consommation de fruits et légumes, le manque d’exercice physique, le tabagisme et la consommation d’alcool.
  • Le tabagisme est le facteur de risque le plus important, entraînant dans le monde 22% de la mortalité par cancer et 71% des décès par cancer du poumon.
  • Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, on impute jusqu’à 20% des décès par cancer à des infections virales, notamment par le virus de l'hépatite B, C ou le papillomavirus humain (HPV).
  • En 2008, près de 70% des décès par cancer sont survenus dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
  • D’après les projections, la mortalité due au cancer va continuer à augmenter pour dépasser, selon les estimations, 13,1 millions de décès en 2030.


 Le terme général de « cancer » s’applique à un grand groupe de maladies pouvant toucher n’importe quelle partie de l’organisme. On parle aussi de tumeurs malignes ou de néoplasmes. L’un des traits caractéristiques du cancer est la prolifération rapide de cellules anormales qui, au-delà de leur délimitation habituelle, peuvent envahir des parties adjacentes de l’organisme, puis essaimer dans d’autres organes. On parle alors de métastases, celles-ci étant la principale cause de décès par cancer.

Le problème
Le cancer est une cause majeure de décès dans le monde à l’origine de 7,6 millions de décès en 2008, soit près de 13% de la mortalité mondiale. Les principaux types de cancer sont les suivants:
  • cancer du poumon (1,37 million de décès)  
  • cancer de l’estomac (736 000 décès)   
  • cancer du foie (695 000 décès)  
  • cancer colorectal (608 000 décès)   
  • cancer du sein (458 000 décès)    
  •  cancer du col de l’utérus (275 000 décès).


Plus de 70% des décès par cancer surviennent dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire. D’après les projections, leur nombre devrait augmenter pour dépasser, selon les estimations, 13,1 millions en 2030 à l’échelle mondiale.

Cause du cancer
Le cancer apparaît à partir d’une seule cellule. La transformation d’une cellule normale en cellule tumorale est un processus passant par plusieurs étapes. Il y a classiquement une évolution vers une lésion précancéreuse puis vers une tumeur maligne. Ces modifications proviennent des interactions entre les facteurs génétiques propres au sujet et des agents extérieurs pouvant être classés en trois catégories:
  • les cancérogènes physiques, comme le rayonnement ultraviolet et les radiations ionisantes
  • les cancérogènes chimiques, comme l’amiante, les composants de la fumée du tabac, l’aflatoxine (contaminant des denrées alimentaires) ou l’arsenic (polluant de l’eau de boisson)
  • les cancérogènes biologiques, comme des infections dues à certains virus, bactéries ou parasites.Par le biais de son institution spécialisée, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), l’OMS tient à jour une classification des agents cancérogènes.

Le vieillissement est un autre facteur fondamental dans l’apparition du cancer. On observe en effet une augmentation spectaculaire de l’incidence avec l’âge, très vraisemblablement due à l’accumulation des risques de cancers spécifiques tout au long de la vie, conjuguée au fait que les mécanismes de réparation tendent généralement à perdre de leur efficacité avec l’âge.

Facteurs de risque du cancer
Le tabagisme, la consommation d’alcool, une alimentation déséquilibrée et les infections chroniques liées aux virus de l’hépatite B (HBV), de l’hépatite C (HCV) et de certains types de papillomavirus humain (HPV) sont les principaux facteurs de risque cancéreux dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire. Le cancer du col, provoqué par le HPV, est une cause majeure de mortalité cancéreuse chez les femmes des pays à faible revenu.

Comment réduire la charge du cancer?

On a des connaissances étendues sur les causes du cancer, les interventions pour sa prévention et la prise en charge de la maladie. On peut réduire et endiguer le cancer en appliquant des stratégies fondées sur des bases factuelles pour la prévention, le dépistage précoce et la prise en charge des patients. Avec une détection précoce et un traitement adéquat, les chances de guérison sont grandes pour de nombreux cancers.

Modifier et éviter les facteurs de risque
On pourrait éviter plus de 30% de la mortalité dûe au cancer en modifiant ou en évitant les principaux facteurs de risque, à savoir:

  • le tabagisme;
  • la surcharge pondérale ou l’obésité;
  • la consommation insuffisante de fruits et légumes;
  • le manque d’exercice physique (sédentarité);
  • la consommation d’alcool;
  • l’infection à HPV sexuellement transmissible et à HBV;
  • la pollution de l’air des villes;
  • les fumées à l’intérieur des habitations dues à l’utilisation de combustibles solides par les ménages.

À lui seul, le tabagisme est le facteur de risque cancéreux le plus important, entraînant dans le monde 22% de la mortalité par cancer et 71% des décès par cancer du poumon. Dans de nombreux pays à revenu faible, jusqu’à 20% des décès par cancer sont dus aux infections à HBV et à HPV.

Stratégies de prévention
  • éviter les facteurs de risque énumérés ci-dessus
  • vacciner contre le virus du papillome humain (HPV) et contre le virus de l’hépatite B (HBV)
  • lutter contre les risques professionnels
  • réduire l’exposition au soleil


Dépistage précoce
La détection et le traitement précoces des cas permettent de réduire la mortalité due au cancer. Un dépistage précoce comporte deux volets:
Diagnostic précoce
La connaissance des signes et symptômes précoces (pour certains types de cancer, comme le cancer du col de l’utérus, du sein, du colon, du rectum et de la cavité buccale) permet un diagnostic précoce et un traitement rapide, avant que la maladie ne soit à un stade avancé. Les programmes de diagnostic précoce sont particulièrement utiles dans les milieux défavorisés où, dans leur majorité, les malades sont diagnostiqués très tardivement et où il n’y a pas de dépistage.
Dépistage
Il se définit par l’utilisation systématique d’un test dans une population asymptomatique. Il vise à repérer les personnes présentant des anomalies évocatrices d’un cancer particulier ou d’un stade précancéreux et à les adresser rapidement à la structure appropriée pour le diagnostic et le traitement. Les programmes de dépistage sont particulièrement efficaces pour les cancers fréquents, pour lesquels on dispose d’un test économique, d’un coût abordable, acceptable et accessible pour la majorité de la population exposée.
Exemples de méthodes de dépistage:
·         l’inspection visuelle après application d’acide acétique (IVA) pour le cancer du col dans les milieux défavorisés;
·         le test de Papanicolaou pour le dépistage du cancer du col dans les milieux à revenu élevé ou intermédiaire;
·         la mammographie pour le dépistage du cancer du sein dans les milieux à revenu élevé ou intermédiaire.

Traitement
Le traitement du cancer suppose la sélection soigneuse d’une ou de plusieurs interventions, chirurgie, radiothérapie ou chimiothérapie. L’objectif est de guérir la maladie ou de prolonger considérablement la vie du patient, tout en améliorant sa qualité de vie. L’appui psychologique vient compléter le diagnostic et le traitement du cancer.

Traitement des cancers se prêtant à une détection précoce
Certains des types de cancer les plus répandus tels que le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus, le cancer de la cavité buccale et le cancer colorectal présentent des taux de guérison plus élevés s’ils sont décelés et traités précocement conformément aux meilleures pratiques.

Traitement des autres cancers potentiellement guérissables
Certains types de cancer, bien que disséminés, tels que les leucémies et les lymphomes chez l’enfant, ou le séminome du testicule, présentent des taux de guérison élevés s’ils sont traités correctement.

Aide-mémoire N°297
Février 2012






dimanche 5 août 2012

GONORRHÉE



GONORRHÉE 
La gonorrhée est aussi appelée blennorragie, chaudepisse ou goutte à goutte, c'est une maladie contagieuse transmise le plus souvent par contact sexuel. Elle peut aussi se propager par contact avec les fluides corporels infectés, (par exemple lors de l'accouchement une mère peut transmettre l'infection à son nouveau-né). Les 2 sexes peuvent-être infectés par la gonorrhée. L'infection se propage beaucoup plus facilement chez les homosexuels et chez les personnes qui ont de nombreux partenaires sexuels.

L'agent causal de la gonorrhée est Neisseria gonorrhoeae, une bactérie qui peut croître et multiplier facilement dans les membranes muqueuses du corps. Les gonocoques se développent dans les régions chaudes et humides de l'appareil génital, y compris le col de l'utérus, les trompes de Fallope chez les femmes, et dans l'urètre chez les femmes et les hommes. Les bactéries peuvent également se développer dans la bouche, la gorge, et l'anus.

La gonorrhée est la deuxième maladie infectieuse la plus fréquente aux Etats-Unis. En 2008, Il y avait près de 337 000 cas déclarés, une légère baisse par rapport à l'année précédente. La plus forte incidence était chez les filles âgées de 15 et 19 ans.

Après un contact avec une personne infectée, les symptômes peuvent apparaitre dans 2 à 10 jours, mais certaines fois, cet intervalle peut aller jusqu'à 30 jours. Les signes et les symptômes sont :
Chez les femmes,
  • Écoulement verdâtre, jaune ou blanchâtre par le vagin
  • Douleur abdominale basse ou pelvienne
  • Brûlure mictionnelle
  • Conjonctivite (rouges, yeux qui piquent)
  • Saignements entre les menstruations
  • Spotting après les rapports sexuels
  • Gonflement de la vulve (vulvite)
  • Sensation de brûlure dans la gorge (à cause de rapports sexuels oraux)
  • Gonflement des ganglions dans la gorge (à cause de rapports sexuels oraux


Chez certaines femmes, ces signes et symptômes peuvent passer inaperçus.

Cependant, on doit signaler que les pertes vaginales peuvent survenir dans de nombreuses pathologies intéressant les parties génitales de la femme. 

Chez l’homme, ce sont :
  • Ecoulement verdâtre, jaune ou blanchâtre du pénis
  • Brûlure mictionnelle
  • Sensation de brûlure dans la gorge (à cause de rapports sexuels oraux)
  • Testicules douloureux ou enflés
  • Gonflement des ganglions dans la gorge (à cause de rapports sexuels oraux)


Chez les hommes, les symptômes apparaissent habituellement deux à 14 jours après l'infection.

Des antibiotiques (par voie orale ou par voie injectable) sont utilisés pour la prise en charge de l’infection à gonocoque. Les partenaires sexuels doivent-être traités en même temps pour éviter la réinfection et la propagation de la maladie. Aussi, on doit : 
  • Prendre correctement tous les antibiotiques, même si vous vous sentez mieux. 
  • Eviter de pratiquer l’automédication car on peut rendre l'infection plus difficile à traiter.
  • Eviter d'avoir des relations sexuelles jusqu'à ce que le traitement soit terminé.
  • Toujours utiliser des préservatifs lors des rapports sexuels.


Quand on néglige le traitement ou on ne suit pas les conseils, les complications graves et permanentes peuvent survenir chez les 2 sexes. 

Chez les femmes, l'infection peut évoluer vers la trompe et causer une salpingite. Ces dommages niveau des trompes de Fallope (les tubes qui relient les ovaires à l'utérus) peuvent mener à l'infertilité. L'infection à gonorrhée non traitée peut augmenter le risque de grossesse extra-utérine (lorsque l'œuf fécondé s'implante et se développe en dehors de l'utérus), une condition dangereuse pour la mère et le bébé.


Chez les hommes, la gonorrhée peut causer une épididymite, une affection douloureuse des testicules qui peut parfois mener à l'infertilité si elle n'est pas traitée. Sans traitement rapide, la gonorrhée peut également affecter la prostate et peut laisser des cicatrices à l'intérieur de l'urètre, ce qui rend la miction difficile.

La gonorrhée peut se propager dans le sang et atteindre les articulations causant une arthrite gonococcique. Cette condition peut être mortelle. Les personnes atteintes de gonorrhée peuvent plus facilement contracter le VIH, le virus qui cause le sida. 

Chez la femme enceinte, l’infection à gonorrhée peut provoquer un accouchement prématuré ou un avortement spontané. La mère infectée peut transmettre l'infection à son enfant quand le bébé traverse la filière génitale. Cela peut entrainer une cécité ou une septicémie potentiellement mortelle chez le bébé. Le traitement de la gonorrhée chez les femmes enceintes permet de réduire le risque de ces complications. Les femmes enceintes devraient consulter un médecin pour obtenir des médicaments appropriés.

Comme toutes les IST, on peut prévenir la gonorrhée et réduire les risques liés à cette maladie:
  • Utiliser des préservatifs correctement à chaque rapport sexuel.
  • Limiter le nombre de partenaires sexuels.
  • Pratiquer l'abstinence sexuelle, ou de limiter les contacts sexuels à un seul partenaire non infecté.


Si vous pensez que vous êtes infecté, évitez les contacts sexuels et consultez un médecin.

L’écoulement, la brûlure mictionnelle, une plaie ou une éruption cutanée inhabituelle devrait être un signal d'arrêt des rapports sexuels et de consulter immédiatement un médecin. Si vous avez la gonorrhée ou une autre IST, vous êtes sous traitement, vous devez informer vos partenaires sexuels récents afin qu'ils puissent voir un médecin et d'être traités.

Dyemy Dumerjuste

http://www.cdc.gov/std/gonorrhea/default.htm
http://www.webmd.com/sexual-conditions/guide/gonorrhea 

mardi 31 juillet 2012

VAGINOSE BACTÉRIENNE


LA VAGINOSE BACTÉRIENNE
La vaginose bactérienne est une condition dans laquelle il y a une perturbation de la flore vaginale normale par une prolifération d’autres bactéries. La vaginose  est parfois accompagnée de douleur, de démangeaisons ou de brûlures, de sécrétions verdâtres ou blanchâtres.

FRÉQUENCE 
La vaginose bactérienne est l'infection vaginale la plus commune chez les femmes en âge de procréer. Les femmes qui n'ont jamais eu de rapports sexuels peuvent être affectées. En Haïti, elle est très fréquente chez les femmes enceintes.

CAUSE 
Elle n’est pas encore bien élucidée, mais elle est associée à un déséquilibre des bactéries qui se trouvent normalement dans le vagin de la femme.  La flore bactérienne vaginale saine est l’ensemble de bactéries colonisant le vagin et formant un biofilm protecteur sur la muqueuse vaginale empêchant la prolifération des germes pathogènes par inhibition de leur croissance, leur adhésion et leur développement … Dans les cas de vaginose, les germes pathogènes prennent le dessus entrainant des modification plus ou moins importante dans le vagin.
Beaucoup de questions restent sans réponse concernant le développement de cette pathologie chez la femme. Cependant certains comportements ou pratiques peuvent modifier la flore bactérienne normale et augmentent fortement les risques de développer une vaginose. (Par exemple : Avoir un nouveau partenaire sexuel ou des partenaires sexuelles multiples, l’utilisation de certains produits pour la toilette intime)
Une femme ne va pas développer un vaginose à partir des sièges de toilette, des piscines, ou le fait de toucher des objets autour d'eux, … 

SIGNES ET SYMPTÔMES 
  • Pertes vaginales anormales avec une odeur désagréable. Certaines femmes signalent une forte odeur de poisson, en particulier après les rapports sexuels
  • Brûlure mictionnelle
  • Démangeaisons autour de l'extérieur du vagin, ou les deux
  • Cependant, la plupart des femmes atteintes ne présente aucun signe ou symptôme


COMPLICATIONS 
Dans la plupart des cas, la vaginose bactérienne ne provoque pas de complications. Cependant, elle augmente les risques pour certaines pathologies.
  • Avoir la vaginose bactérienne augmente les risques qu'une femme infectée par le VIH peut le transmettre à ses partenaires sexuelles.
  • Avoir la vaginose bactérienne  augmente les risques de développer des infections après les procédures chirurgicales (hystérectomie, un avortement)
  • Avoir la vaginose bactérienne pendant la grossesse augmente fortement certaines complications liées à la grossesse comme l'accouchement prématuré.
  • La vaginose bactérienne peut augmenter la susceptibilité d'une femme à d'autres MST, comme le virus herpès simplex (HSV), la chlamydia, la gonorrhée, ...


VAGINOSE BACTERIENNE ET GROSSESSE
Les femmes enceintes atteintes de vaginose bactérienne ont plus de chance de donner naissance à un prématuré ou un bébé avec de faible poids de naissance (inférieur à Livres)
Les germes causant la vaginose bactérienne peut parfois infecter l'utérus et les trompes de Fallope (tubes qui transportent les œufs des ovaires à l'utérus). On appelle ce type d'infection PID (pelvic inflammatory disease). Une PID peut causer l'infertilité ou des dommages aux trompes de Fallope augmentant le risque de grossesse extra-utérine et d'infertilité. Tout en sachant que la grossesse extra-utérine est une affection potentiellement mortelle si on laisse évoluer.

TRAITEMENT 
Très souvent, la vaginose bactérienne guérit sans traitement mais toutes femmes présentant des signes et symptômes de vaginose bactérienne devraient être traités pour éviter les complications. Les partenaires masculins n'ont généralement pas besoin d'être traités. Toutefois, la vaginose bactérienne peut se propager entre les partenaires sexuelles féminines.
Le traitement est particulièrement important chez les femmes enceintes. Toutes les femmes enceintes qui ont déjà eu un accouchement prématuré ou donné naissance à des bébés de faible poids doivent être testées pour vaginose bactérienne. Et si le test est positif, le traitement s’impose.
Deux antibiotiques différents sont recommandés dans le traitement de la vaginose bactérienne: le métronidazole et clindamycine. Les femmes enceintes ou non peuvent les utiliser mais les doses recommander  diffèrent. Après 2 à 3 jours, les symptômes s’améliorent mais on doit prendre les   médicaments jusqu’à 7 jours.  A UTILISER SOUS PRESCRIPTION MEDICALE.
Les femmes atteintes de vaginose bactérienne qui sont VIH-positifs devraient recevoir le même traitement que ceux qui sont séronégatifs pour le VIH.
La vaginose bactérienne  peut récidiver après traitement.

PRÉVENTION
La vaginose bactérienne  n'est pas complètement compris par les scientifiques, et les meilleurs moyens de la prévenir ne sont pas connus. Cependant, il est connu que la vaginose bactérienne est associée au fait d'avoir un nouveau partenaire sexuel ou d'avoir des partenaires sexuels multiples.
Ces conseils peuvent vous aider à ne pas nuire la flore de votre vagin et occasionner la vaginose bactérienne :
  • Abstinence
  • Limiter le nombre de partenaires sexuels.
  • Éviter les douches vaginales
  • Bien utiliser tous les médicaments prescrits pour le traitement de la vaginose bactérienne, même si les signes et les symptômes disparaissent.


Dyemy Dumerjuste
http://www.abc-maladies.fr/wp-content/uploads/2012/01/vaginose.jpg