vendredi 2 novembre 2012

SYPHILIS




La syphilis est une infection sexuellement transmissible causée par une bactérie, Treponema pallidum. Elle figure parmi les IST les plus fréquentes chez les jeunes. A long terme, ses complications sont graves voire mortelles. Les femmes enceintes peuvent la transmettre leur progéniture
Selon l’OMS, La syphilis touche 12 millions de personnes dans le monde chaque année. Aux Etats-Unis en 2010,  il y avait 45.834 nouveaux cas de syphilis, contre 48.298 estimés nouveaux diagnostics d'infection à VIH et 309.341 cas de gonorrhée.
En Haïti, la prévalence de la syphilis était estimée à 3% en 2003 selon le GHESKIO. Le MSPP, le GHESKIO et d’autres partenaires travaillent pour réduire la prévalence de cette IST à 1.3% d’ici 2013, ce qui reste à vérifier sur le terrain. Chez les femmes enceintes, la catégorie qui peut transmettre la syphilis à leur progéniture, sa prévalence était estimée à 5,6% en 2008.

La syphilis peut être transmise : 
  •  Lors d’un rapport sexuel : Plus de 90% des cas
  • Par voie trans-placentaire : Une femme enceinte peut la transmettre à n’importe quel stade de la grossesse 
  •  Lors d’une transfusion sanguine

La période d’incubation de la syphilis est de 10 à 90 jours. Mais les premiers signes de la maladie commencent à se manifester vers la troisième semaine après l’infection.

CLASSIFICATION DE LA SYPHILIS
On distingue : 
  • Syphilis précoce : syphilis primaire et secondaire, syphilis latente de moins de 1 an d’évolution pour le CDC et 2 ans pour l’OMS
  • Syphilis tardive : syphilis tertiaire, syphilis latente de plus de 1 an d’évolution pour le CDC et 2 ans pour l’OMS, ou indéterminée
  • Neuro-syphilis 
  • Les autres formes : Syphilis chez la femme enceinte, Syphilis congénital, syphilis chez le HIV+

LA SYPHILIS PRIMAIRE
Chancre syphilitique
Elle apparaît 3 semaines après l’infection, elle a pour caractéristique principal : Le chancre syphilitique et son adénopathie.
Le chancre syphilitique est une exulcération de petite taille, elle est habituellement unique, indurée et indolore. Chez l’homme, il peut siéger dans le sillon balano-préputial, plus rarement sur le gland ou le fourreau. Chez la femme, il apparaît parfois sur la partie externe de la vulve mais le plus souvent sur le vagin ou le col utérin et comme il est indolore, il passe alors volontiers inaperçu.
Dans les 2 sexes, le chancre passe inaperçu, en plus il guérit dans 3 à 6 semaines avec ou sans traitement. Si le traitement adéquat n’est pas mis en route, le stade primaire évolue le stade secondaire.

LA SYPHILIS SECONDAIRE
Lésion palmaire
Elle apparaît 3 à 10 semaines après l’apparition du chancre et dure de 4 mois à 2-3 ans. Il s'agit de la généralisation du tréponème par voie sanguine.
Elle se manifeste par la roséole et les syphilides.
La roséole se manifeste par de multiples éruptions sur la peau et sur les muqueuses sans démangeaison. Ces lésions peuvent se voir sur les paumes et la plante des pieds, mais encore sur le torse ou le dos, ce qui est assez rare pour une éruption dermatologique.
Des syphilides sont retrouvés, au niveau du visage, des paumes des mains et des pieds, et en péri-orificiel. Ce sont des papules, polymorphes, très contagieuses.
Les manifestations générales de Syphilis secondaire :
  • Fièvre, fébricules à 38°
  • Céphalée tenace (méningite latente),
  • Poly-adénopathies (surtout cervicales et épitrochléennes),
  • Splénomégalie et hépatomégalie avec perturbation du bilan hépatique et ictère
  • Douleurs osseuses, atteinte rénale avec une glomérulonéphrite, ...

LA SYPHILIS TERTIAIRE
Elle apparait 3 à 15 ans après le chancre si ce dernier n’a pas été traité. Elle cause des lésions graves et profondes. Elle provoque des atteintes cardio-vasculaires, nerveuses (en particulier céphalées intenses et dysarthrie), articulaires. Elle touche tous les organes de manière générale. Des épisodes parétiques transitoires sont caractéristiques (aphasie, hémiplégie, hémiparésie etc.) Elle augmente également sérieusement le risque de transmission du VIH et elle se complique chez les personnes séropositives par une évolution plus rapide et des complications neurologiques plus fréquentes.
Moins souvent, la syphilis peut atteindre le cœur et les gros vaisseaux (aorte par exemple), entraînant une insuffisance cardiaque qui peut être mortelle. Les atteintes ostéo-articulaires avec des dommages au squelette sont fréquents (fractures spontanées et maux perforants plantaires).
Environ 15% des personnes qui n'ont pas été traités pour la syphilis développe la syphilis tardive, qui peut apparaître après 10-30 ans après l'infection initiale. Les symptômes de la phase tardive de la syphilis comprennent la difficulté à coordonner les mouvements musculaires, paralysie, engourdissement, la cécité progressive et la démence. Dans les derniers stades de la syphilis, la maladie endommage les organes internes, y compris le cerveau, les nerfs, les yeux, le cœur, les vaisseaux sanguins, le foie, les os et les articulations. Ces dommages peuvent entraîner la mort.

SYPHILIS CHEZ LA FEMME ENCEINTE
Une femme enceinte atteinte de syphilis peut la transmettre à son bébé. Ce qui peut donner lieu à un avortement, un accouchement prématuré ou un faible poids de naissance. Cependant, un enfant infecté peut naître sans signes ou symptômes de la maladie. Toutefois, si elle n'est pas traitée immédiatement, le bébé peut présenter des convulsions, une surdité, une cataracte, … et même mourir.
  
LA SYPHILIS CONGÉNITALE
La syphilis congénitale peut être latente à la naissance (60% des nouveau-nés sont asymptomatiques). Pour la syphilis congénitale précoce, les premiers signes apparaissent dans la première année de vie, le plus souvent dans les 8 premières semaines de vie, avec des signes cutanéo-muqueux, osseux et viscéraux. La syphilis congénitale tardive mène à une atteinte multiviscérale retardée.

SYPHILIS ET VIH
Les plaies syphilitiques vaginales, orales, anales ou du pénis facilitent la transmission et l'infection par le VIH. Une personne qui a des plaies syphilitiques  a 2 à 5 fois plus de chances d'attraper le VIH.

DIAGNOSTIC DE LA SYPHILIS
Il repose sur deux types d'examens :
  • La mise en évidence du tréponème pâle sur le prélèvement d'une lésion ulcérée grâce au microscope à fond noir.
  • Les tests sérologiques : aspécifiques et tréponémiques. 


Tests Non tréponémiques : 
  • VDRL (Veneral Disease Research Laboratory) est un test cardiolipidique aspécifique. Il a un intérêt dans le dépistage et le suivi de la syphilis traitée grâce à sa bonne valeur quantitative. Il est positif au 15ème jour du chancre.
  • RPR (rapid plasma reagin) est utilisé pour  le dépistage de la syphilis. Il recherche la présence d’anticorps présent dans le sang de la personne ayant contracté la maladie. Il est similaire au VDRL


Tests Tréponémiques :
  • TPHA (Treponemal Pallidum Haemagglutination Assay) est un test sensible et spécifique des trépanomatoses, utile pour le diagnostic seulement, sans valeur quantitative. Sa positivité signe la présence d'une trépanomatose actuelle ou passée, sans spécificité pour la syphilis. Il est positif au 10ème jour du chancre
  • FTA-Abs (Fluorescence Treponemal Antibody on Absorbed serum) réaction spécifique la plus précoce, mettant en évidence des anticorps IgM et IgG. Il est réalisé en deuxième intention quand le dépistage par TPHA et VDRL est positif. Il peut être complété par le 19S-IgM-FTA-Abs test pour dépister les infections récentes ou en cas de syphilis congénitale. Ce test est positif au 7ème jour du chancre.

Leurs titres sont maximaux en 6 à 12 mois d'évolution de la maladie, c'est-à-dire au stade secondaire.

DÉPISTAGE DE LA SYPHILIS
  • Chez les femmes enceintes
  • Chez les homosexuels
  • Chez les HIV positifs
  • Chez ceux qui ont un partenaire qui a été testé positif pour la syphilis


TRAITEMENT DE LA SYPHILIS
Syphilis précoce
  • Injection unique de 2,4 millions d’unités de benzathine pénicilline G (IM)
  • L’OMS recommande aussi la procaïne benzylpénicilline aqueuse 1,2 million d’UI par voie intramusculaire pendant 10 jours

En cas d’allergie à la pénicilline :
  • Doxycycline (200 mg/j) ou la tétracycline (2 g/j) pendant 2 semaines

Syphilis tardive
  • 3 injections intramusculaires de 2,4 millions d’unités de benzathine-pénicilline G à 1 semaine d’intervalle

Neuro-syphilis
  • Pénicilline G (IV) à la dose de 12 à 24 millions d’unités/j intraveineuses pendant 10 à 14 jours (CDC)

Syphilis chez la femme enceinte
  • Pénicilline à une posologie adaptée au stade de la syphilis
  • L’OMS recommande l’utilisation de l’Erythromycine.


Si vous présentez les signes et symptômes mentionnés plus haut, vous devez voir votre médecin en urgence pourqu’il puisse instaurer le traitement dans le plus bref délai.

PRÉVENTION DE LA SYPHILIS
  • Utilisation correcte et systématique des préservatifs
  • Le plus sûr moyen d'éviter la transmission de maladies sexuellement transmissibles, notamment la syphilis, est de s'abstenir de relations sexuelles
  • Eviter la consommation d'alcool et de drogues peut aussi aider à prévenir la transmission de la syphilis parce que ces activités peuvent conduire à des comportements sexuels à risque.


Dyemy Dumerjuste
D4-FMSS/UNDH

RÉFÉRENCES


dimanche 21 octobre 2012

CANCER DE LA PROSTATE - PROSTATE CANCER

Le cancer désigne une prolifération anormale des cellules dans un tissu donné. Le cancer de la prostate est une anomalie touchant la glande prostatique qui fait partie de l'appareil reproducteur masculin. Les cellules de la glande se multiplient anarchiquement et modifient son aspect. A un stade avancé, ce cancer peut donner des métastases à divers endroits de l'organisme.

Le cancer de la prostate est l'un des plus fréquents chez les hommes. Il survient après 50 ans, et sa fréquence augmente avec l’âge.
Environ un patient de plus de 50 ans sur trois a des signes histologiques de cancer de la prostate selon l’association américaine d’urologie.
  • Pour les hommes de 60-69 ans, les taux d’incidence sont de 268 pour 100 000, pour atteindre des taux de 1 211,8 pour 100 000 pour la tranche d’âge la plus représentée des 75-79 ans.
  • Selon le CDC, aux États-Unis, il est le cancer le plus courant chez les hommes. En 2008, 214,633 cas de cancer de la prostate ont été diagnostiqués et 28,471 décès ont été enregistrés.
  • Selon l'HAS, en France, 71,000 cas de cancer de la prostate ont été diagnostiqués et 8,700 décès enregistrés en 2011.
  • Il n'y a pas de données officielles sur le cancer de la prostate en Haïti.


FACTEURS DE RISQUES DE CANCERS DE LA PROSTATE

  • Age : Les hommes âgés ont plus de risques de développer le cancer de la prostate
  • Les antécédents familiaux : Ils augmentent les risques de développer ce cancer de 2 à 5 fois
  • La race : Les Afro-américains ont plus de risques de développer ce cancer comparés aux américains natifs.
  • Les facteurs environnementaux, la diète, le tabagisme, la sédentarité sont d'autres facteurs de risques liés à ce cancer.


RAPPEL SUR LA PROSTATE


La prostate est uniquement présente chez l'homme. Elle est Située en avant du rectum, juste sous la vessie, elle a la taille et la forme d'une châtaigne, mesurant environ 3 à 4 cm de long et 3 à 5 cm de large. Chez l'homme jeune, la prostate fait environ 20 g.

Les vésicules séminales sont des glandes accessoires qui sont appendues à la prostate. La prostate et les vésicules séminales produisent le liquide séminal. Les canaux déférents qui proviennent des testicules amènent dans la prostate les spermatozoïdes qui sont mélangés au liquide séminal pour former le sperme qui passe dans l'urètre au moment de l'éjaculation.
La prostate entoure la partie initiale de l'urètre, le canal par où l'urine s'évacue de la vessie et qui se termine au bout de la verge. Elle n'a donc aucun rôle urinaire mais elle entraîne des symptômes urinaires car elle entoure donc l'urètre et peut le comprimer quand elle augmente de volume.
La prostate comprend en fait 4 zones : antérieure, périphérique, centrale et transitionnelle. C'est dans la zone périphérique, facilement palpable au toucher rectal, que se développent le plus souvent les cancers de la prostate. La zone de transition, qui entoure l'urètre, est l'endroit où se développe habituellement l'hyperplasie bénigne de la prostate (adénome), l'affection bénigne qui survient progressivement chez l'homme à partir d'un certain âge.

SIGNES ET SYMPTOMES DU CANCER DE LA PROSTATE

Le cancer de la prostate se développe silencieusement à ses débuts. Il n'y a presque pas de manifestations. Les signes et symptômes surviennent une fois que le processus tumoral commence à envahir la glande. Nous retenons :

  •  Besoin fréquent d’uriner, en particulier la nuit
  •  Besoin pressant d’uriner (urgence)
  • Difficulté pour commencer à uriner ou cesser d’uriner
  • Incapacité d’uriner (Rétention d'urine)
  • Faiblesse, la diminution ou l’intermittence du jet urinaire
  • Sensation de vidange incomplète de la vessie
  • Sensation de brûlure ou une douleur durant la miction
  • Présence de sang dans l’urine ou le sperme (Hématurie ou hémospermie)
  • Ejaculation douloureuse.


Dans les stades avancés, on peut avoir :
  • Forte douleur incessante au niveau du bassin, du dos ou des côtes
  • Perte de poids et d'appétit, de la fatigue, des nausées ou des vomissements
  • Faiblesse ou paralysie des membres inférieurs, souvent associés à la constipation

STADES DU CANCER DE LA PROSTATE

Le cancer de la prostate se développe localement pendant de nombreuses années. S'il n'est pas diagnostiqué et traité à temps, il se propage : 
  • En envahissant les tissus voisins
  • Par diffusion via les le système lymphatique
  • Par des métastases. 

La classification TNM, le score de Gleason, le score d’Amico permettent de définir les différents stades du cancer de la prostate:
T : Taille de la tumeur
N : Nodule (Diffusion vers les ganglions lymphatiques)
M: Métastases (Propagation à distance vers autres organes tels le foie, les poumons, les os, …)
T : tumeur primitive
T1 : tumeur non perçue au toucher rectal. Découverte par biopsies faites en raison d'une élévation suspecte du taux de PSA
T2 : cancer palpable au toucher rectal et localisé à la glande
T3 : cancer s’étendant en dehors de la prostate et/ou aux vésicules séminales
T4 : Envahissement des organes adjacents à la prostate (vessie, rectum, muscle).
N : Ganglions régionaux (Nodule) 
N0 : Pas d’envahissement lymphatique.  N1 : Envahissement d'un ou de plusieurs ganglions du petit bassin.
M : Métastase
M0 correspond à l'absence de métastases à distance et M1 à la présence de métastases en dehors du petit bassin (os, poumons, foie ou cerveau).

LE SCORE DE GLEASON
La classification de Gleason est fondée sur le degré de différenciation (degré d’agressivité) de la tumeur, coté du grade 1 à 5. C’est le résultat d’une étude au microscope des cellules cancéreuses, obtenues par des biopsies ou une ablation de la prostate, qui constitue un score, appelé score de Gleason.

Ce score est la somme des deux grades le plus fréquemment représentés dans la tumeur analysée. Il varie de 2 à 10. Le score de 2 correspond à une tumeur très proche d’un tissu bénin. Plus le score est élevé, plus la tumeur est agressive.

LA CLASSIFICATION D’AMICO
Les formes localisées de cancer de la prostate sont classées en fonction de leur risque évolutif à l’aide d’une classification appelée la classification de d’Amico.
Cette classification a établi 3 sous-groupes de cancers de la prostate localisés selon le risque de rechute (on parle de risque de rechute biologique 10 ans après un traitement local), c’est-à-dire 3 niveaux de risque de progression du cancer : un risque faible, un risque intermédiaire et un risque élevé.

DIAGNOSTIC DU CANCER DE LA PROSTATE


  • Toucher rectal
  • PSA (Antigène prostatique spécifique) Le dosage du PSA permet de détecter certaines anomalies de la prostate. Sa valeur élevée peut correspondre à une prostatite, une hypertrophie bénigne de la prostate ou un cancer. Sa valeur normale est inférieure à 4 ng/ml
  • Echographie endorectale de la prostate et biopsies
  • Scanner : utilisé pour détecter des ganglions ou l'extension du cancer à d'autres organes.
  • Résonance magnétique : Une IRM endo-rectale permet d'obtenir des images très précises du contour de la prostate et déceler une extension extra-prostatique du cancer.
  • Scintigraphie osseuse : Cet examen permet de détecter l'extension du cancer de la prostate aux os.
TRAITEMENT 
Le traitement du cancer de la prostate peut être utilisé seul ou associé. Il se fait en fonction du stade d’évolution de la maladie.  Il permet :
  • L’élimination de la tumeur
  • La réduction des risques de récidive
  • Le ralentissement du développement de la tumeur ou des métastases


LES DIFFÉRENTS TYPES DE TRAITEMENT

CHIRURGIE : Elle consiste à enlever la prostate par une opération appelée prostatectomie totale.

RADIOTHÉRAPIE : utilise des rayons pour détruire les cellules cancéreuses tout en préservant au maximum les tissus sains voisins. Il peut s’agir d’une radiothérapie externe ou d’une curiethérapie

CURIETHÉRAPIE : Traitement local du cancer qui a pour but de détruire les cellules cancéreuses au moyen de rayons produits par une substance radioactive placée à l’intérieur de la prostate. Cet implant, sous forme de grains ou de fils, est permanent ou temporaire.

CRYOTHÉRAPIE : Traitement local qui détruit les cellules cancéreuses par un froid intense. Guidé par une échographie, le médecin insère une sonde dans la prostate au travers de la peau entre les testicules et l’anus, afin de congeler la tumeur entre - 40 ° et - 60 °C.

HORMONOTHÉRAPIE est le plus souvent un traitement par des médicaments. Elle permet de freiner ou de stopper le développement de la maladie. Elle peut être utilisée seule ou en complément d’une chirurgie ou d’une radiothérapie.

Vous pouvez être traité par un ou plusieurs traitements combinés. Tous les traitements proposés peuvent avoir des effets indésirables (troubles urinaires et sexuels notamment).

LUTTE CONTRE LE CANCER DE LA PROSTATE

  • Si vous ressentez certains des signes et symptômes mentionnés plus haut, allez consulter votre médecin
  • Si vous avez des antécédents de cancer de la prostate chez votre père ou un frère, allez-vous faire dépister
  • Si vous avez plus de 40 ans, demandez à votre médecin d’évaluer votre prostate.

Dyemy Dumerjuste
D4-Fmss-UNDH

Références

jeudi 4 octobre 2012

GASTRIT



Gastrit la se yon enflamasyon pawa ki rekouvri anndan lestomak la. Se yon maladi ki frekan anpil nan peyi nou. Nou jwenn gastrit la sou de (2) fom :
  • Yon fom ki paret rapidman e ki evolye pandan kek edtan a kek jou (Gastrite aigue)
  • Yon lot ki evolye sou yon tan ki pi long (Kek mwa a plizye ane)


KEK FAKTÈ KI KOZ GASTRIT 

  • H. pylori ki se yon mikrob ki responsab anpil nan ka gastrit yo
  • Eksè nan manje (Nan yon resepsyon pa egzanp)
  • Eksè nan bwe alkol oswa lot sibstans ki ka irite lestomak la (kafe, tabak, epis, …)
  • Moun kap pran medikaman pou kalme doule san rete (Aspirin, Ibuprofen, ...)
  • Alèji a kek manje
  • Strès, gro operasyon chirijikal
  • Moun kap eseye touye tèt yo ki bwè asid batri oswa lot sibstans
  • Karans an vitamin B12, asid folik, ...


RAPÈL SOU ROL LESTOMAK LA NAN KO A

Lestomak la gen yon fom yon gro J. Li sitye nan rejyon epigastrik lan. Trou ki pou antre antre lestomak la rele CARDIA, lot ki soti an rele PYLORE. Lestomak la resevwa tout sak sot nan bouch lan ki desann nan ezofaj lan. Li jwe yon gro rol nan dijesyon an, li brase tout manje yo ansanm e kraze yo anvan yo desann nan res tib dijestif lan. Pawa lestomak lan gen anpek gland ladan l', sekresyon gland sa yo pemet lestomak la ranpli rol li pi byen.


KÈK SIY AK SENTOM KI PEMET NOU REKONET YON GASTRIT:
  • Doulè anba kè (rejyon epigastrik li)
  • Kè boule 
  • bouch pa gou 
  • Noze
  • Vomisman
  • Ko kraze


KOMPLIKASYON GASTRIT 
Konplikasyon gastrit yo vini lè moun pa janm wè doktè, oswa lè l' pa swiv konsey oswa trètman yo komsadwa.
  • Ilsè, ki se yonn nan gro konplikasyon Gastrit  
  • Emoraji (ilsè yo nan lestomak la ap senyen)
  • Pèforasyon
  • Kansè nan lestomak 
Kèk fwa, gastrit la evolye an silans, savledi moun la pa menm santi sa e tout bagay antre nan lod pou kont yo.

EGZAMEN KI KA BAY KÈK DETAY SOU GASTRIT LA
  • Sewoloji pou H. pylori
  • Endoscopie se yon egzamen ki pèmèt al gade andann lestomak pou wè si gen anomali nan pawa a oswa yon seyman kèlkonk


KOMAN PRIZANCHAJ GASTRIT LA FET :

Si yon moun prezante siy ak sentom nou te dekri piwo yo, li dwe al wè doktè.
Prizanchaj la fèt an fonksyon de koz Gastrit la. 

  • Si se yon medikaman oswa yon lot sibstans ki koz li, nou dwe kanpe sou yo.
  • Si se H. pylori ki koz li, nou dwe mete moun lan sou antibiotik.
  • Anti-asid, IPP yo (Inhibiteur de la pompe a protons : Omeprazole, lanzoprazole, ...), Panseman gastrik (Maalox, gastrogel) bay bon rezilta nan prizanchaj gastrit yo.

Nan kèk ka grav tankou :
  • Lè moun lan ap vomi anpil, yo dwe reyidrate l' an ijans
  • Lè moun lan ap senyen anpil, yo dwe transfize l'

Si gro doule yo, pran yon moun devan w', kisa w ka fe?
  • Ba li yon ti dlo sikre
  • Mennen l' lopital vit vit
  • Pa fose l' manje

Dyemy Dumerjuste
D4-FMSS-UNDH

dimanche 30 septembre 2012

MALADIES CARDIOVASCULAIRES - CARDIOVASCULAR DISEASES


Centre des Medias de l'OMS

PRINCIPAUX FAITS


  • Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde: il meurt chaque année plus de personnes en raison de maladies cardio-vasculaires que de toute autre cause.
  • On estime à 17,3 millions le nombre de décès imputables aux maladies cardio-vasculaires, soit 30% de la mortalité mondiale totale. Parmi ces décès, on estime que 7,3 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,2 millions à un AVC (statistiques 2008).
  • Plus de 80% des décès interviennent dans des pays à revenu moyen ou faible et touchent presque également hommes et femmes.
  • D’ici 2030, près de 23,6 millions de personnes mourront d’une maladie cardio-vasculaire (cardiopathie ou AVC principalement). D’après les projections, ces maladies devraient rester les premières causes de décès.


Que sont les maladies cardio-vasculaires?

Les maladies cardio-vasculaires constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins, qui comprend:
  • les cardiopathies coronariennes (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent le muscle cardiaque)
  • les maladies cérébro-vasculaires (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent le cerveau)
  • les artériopathies périphériques (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent les bras et les jambes)
  • les cardiopathies rhumatismales, affectant le muscle et les valves cardiaques et résultant d’un rhumatisme articulaire aigu, causé par une bactérie streptocoque
  • les malformations cardiaques congénitales (malformations de la structure du cœur déjà présentes à la naissance)
  • les thromboses veineuses profondes et les embolies pulmonaires (obstruction des veines des jambes par un caillot sanguin, susceptible de se libérer et de migrer vers le cœur ou les poumons).
Les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux sont généralement des événements aigus et sont principalement dus au blocage d’une artère empêchant le sang de parvenir au cœur ou au cerveau. Leur cause la plus courante est la constitution d’un dépôt gras sur les parois internes des vaisseaux sanguins alimentant ces organes. Les accidents vasculaires cérébraux peuvent aussi résulter du saignement d’un vaisseau sanguin cérébral ou de caillots.

Quels sont les facteurs de risque?

Les principaux facteurs de risques des cardiopathies et des AVC, sont une mauvaise alimentation, un manque d’activité physique, le tabagisme et l'usage nocif de l’alcool. Ces facteurs de risque comportementaux sont responsables d'environ 80% des maladies coronariennes et cérébraux vasculaires.
Les effets d’une mauvaise alimentation ou de l’inactivité physique peuvent se manifester par de l’hypertension, une élévation du taux de glucose ou du taux de lipide, un excès de poids ou une obésité, ces effets étant appelés «facteurs de risque intermédiaires» ou facteurs de risques métaboliques.
Il existe aussi un certain nombre de déterminants sous-jacents des maladies chroniques, ce sont en quelque sorte les «causes des causes». Ils reflètent l’action des principaux moteurs de l’évolution sociale, économique et culturelle: globalisation, urbanisation et vieillissement des populations. Parmi eux figurent aussi la pauvreté et le stress et des facteurs héréditaires.

Quels sont les symptomes courants?

Symptômes des infarctus et AVC
Il est fréquent qu’une maladie cardiovasculaire touchant les vaisseaux sanguins ne donne aucun symptôme. Un infarctus ou un AVC sont parfois le premier signe de la maladie sous-jacente.
Un infarctus peut provoquer notamment les symptômes suivants:
  • douleur ou gêne dans la partie centrale de la poitrine;
  • douleur ou gêne au niveau des bras, de l’épaule gauche, des coudes, de la mâchoire ou du dos.
En outre, la personne peut ressentir des difficultés à respirer ou un essoufflement, éprouver un malaise ou vomir, avoir des sensations vertigineuses ou s’évanouir, être prise de sueurs froides ou pâlir. La probabilité de ressentir des difficultés respiratoires ou des nausées, de vomir ou encore d’éprouver une douleur à la mâchoire ou au dos, est plus forte pour les femmes.
Le symptôme le plus courant d’un AVC est une sensation de faiblesse soudaine au niveau de la face, du bras ou de la jambe, le plus souvent sur un seul côté du corps. Un AVC peut aussi provoquer l’apparition brutale des symptômes suivants: engourdissement de la face, du bras ou des jambes, en particulier d’un seul côté du corps, confusion, difficultés à parler ou à comprendre un discours, difficultés visuelles touchant un œil ou les deux, difficultés à marcher, étourdissement, perte d’équilibre ou de coordination, céphalées sévères sans cause connue et syncope ou perte de conscience.
Les personnes présentant ces symptômes doivent consulter immédiatement.
Cardiopathie rhumatismale
Une cardiopathie rhumatismale est une atteinte des valves et du muscle cardiaques résultant de l’inflammation et des lésions cicatricielles laissées par un rhumatisme articulaire aigu. Cette dernière maladie, causée par une bactérie streptocoque, commence habituellement par une angine ou une amygdalite chez l’enfant.
Le rhumatisme articulaire aigu touche surtout les enfants des pays en développement, en particulier dans les situations de pauvreté généralisée. Au niveau mondial, près de 2% des décès par maladies cardio-vasculaires sont liés au rhumatisme articulaire aigu, tandis que 42% sont liés aux cardiopathies ischémiques et 34% aux maladies cérébrovasculaires.
Symptômes d'une cardiopathie rhumatismale:
  • essoufflement, fatigue, arythmie cardiaque, douleur thoracique et syncope pour une cardiopathie rhumatismale;
  • fièvre, douleur et gonflement au niveau des articulations, nausées, crampes stomacales et vomissements pour un rhumatisme articulaire aigu.
Traitement
  • Un traitement précoce de l’angine à streptocoque peut stopper le développement du rhumatisme articulaire aigu. Une cure de pénicilline à intervalles réguliers et sur une longue période peut prévenir la réapparition des crises de rhumatisme articulaire aigu, à l’origine de la cardiopathie rhumatismale, et interrompre la progression de cette maladie chez des personnes dont les valves cardiaques sont déjà endommagées.

Pourquoi les maladies cardio-vasculaires constituent-elles un problème de développement pour les pays à revenu faible ou intermédiaire?

  • Plus de 80% des décès par maladie cardio vasculaire dans le monde surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
  • Les habitants des pays à revenu faible ou intermédiaire sont plus exposés aux facteurs de risque de maladies cardio vasculaires et d’autres maladies non transmissibles et font moins l’objet d’efforts de prévention que les habitants des pays à revenu élevé.
  • Les habitants des pays à revenu faible ou intermédiaire souffrant de maladies cardio-vasculaires et d’autres maladies non transmissibles ont moins facilement accès à des services de santé efficaces et équitables répondant à leurs besoins (y compris des services de dépistage précoce).
  • De ce fait, ils meurent plus jeunes de maladies cardio vasculaires ou d'autres maladies non transmissibles, souvent dans leurs années les plus productives.
  • Les habitants les plus pauvres des pays à revenu faible ou intermédiaire sont les plus touchés. Il est amplement démontré que les maladies cardio vasculaires et d'autres maladies non transmissibles contribuent à la pauvreté des ménages.
  • Au niveau macroéconomique, les maladies cardio-vasculaires prélèvent un lourd tribut sur les économies des pays à revenu faible ou intermédiaire. On estime que les cardiopathies, les accidents vasculaires cérébraux et le diabète réduiraient le PIB de ces pays qui connaissent une croissance économique rapide de 1 à 5% car beaucoup de personnes meurent prématurément.

Comment réduire la charge des maladies cardio-vasculaires?

Les cardiopathies et les AVC pourraient être évités en adoptant une alimentation saine, en pratiquant régulièrement une activité physique et en évitant l’exposition à la fumée de tabac. Les individus peuvent réduire le risque qu’ils encourent de développer une maladie-cardio-vasculaires en ayant une activité physique régulière, en évitant la consommation de tabac et le tabagisme passif, en privilégiant un régime alimentaire riche en fruits et en légumes, en consommant le moins possible de denrées riches en graisses, en sucre et en sel et en se maintenant à un poids sain.
Ces maladies peuvent être prévenues et contrées par une action globale et intégrée:
  • L’action globale suppose la combinaison d’approches visant à réduire les risques pour l’ensemble de la population et de stratégies ciblant les individus à haut risque ou présentant une maladie déjà établie.
  • Les interventions à l’échelle d’une population pour réduire les maladies cardio-vasculaires sont par exemple des stratégies complètes de lutte anti-tabac, des politiques de taxation des produits alimentaires riches en graisses, en sucre et en sel, des projets d’aménagement de chemins piétonniers et de pistes cyclables pour augmenter l’activité physique de la population et la fourniture de repas sains dans les écoles.
  • Les approches intégrées visent essentiellement les principaux facteurs de risque communs à une série de maladies chroniques, telles que les CVD, les diabètes et les cancers, à savoir une alimentation malsaine, l’inactivité physique et le tabagisme.
Il existe plusieurs options de traitement disponibles:
  • Des médicaments efficaces et peu onéreux existent contre presque toutes ces maladies.
  • Les personnes exposées peuvent être repérées au moyen d’outils simples tels que des tableaux spécifiques de prédiction des risques. Si ces personnes sont repérées de façon précoce, il existe des traitements peu coûteux pour prévenir un grand nombre de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.
  • Après un infarctus ou un AVC, le risque de nouvelle attaque ou de décès peut être substantiellement diminué par l’administration combinée de statines pour faire baisser le taux de cholestérol, d’antihypertenseurs et d’aspirine.
  • Des dispositifs médicaux efficaces ont été mis au point pour traiter ces maladies: stimulateurs cardiaques, prothèses valvaires et patches pour obturer les perforations cardiaques.
  • Les opérations pratiquées pour les traiter comprennent le pontage coronarien, l’angioplastie par ballonnet (consistant à faire passer un dispositif ressemblant à un petit ballon à travers une artère bouchée pour la désobstruer), la réparation et le remplacement des valves cardiaques, la transplantation cardiaque et les opérations faisant appel à un cœur artificiel.
Il faut augmenter les fonds public alloués à la prévention et à la lutte contre les maladies cardio-vasculaires et autres maladies chroniques par l’intermédiaire des programmes nationaux.


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